Expérimentation



Conduire une expérimentation sociale revient à construire un espace-laboratoire ayant pour but d’explorer de « nouveaux mondes » possibles ; c’est accepter l’incertitude qui entoure de nombreuses questions de politiques publique, qu’il s’agisse de démocratisation de la mobilité internationale ou de gestion des nano-technologies, en testant les options du débat sur le terrain. Cette « autre agir politique » s’apparente à une autre manière de penser un projet ou une politique publique, dans laquelle l’échec est s’accepte comme un possible. L’expérimentation permet de fabriquer en parallèle du diagnostic partagé, des postures communes, de l’action concertée, du réseau et des partenariats, de la coopération et de l’analyse collective, des produits et des objets nouveaux. S’il convient d’identifier une action appropriée il s’agit aussi de créer les conditions de son portage. Pour que les bonnes idées deviennent porteuses, il leur faut passer par cet espace de controverses qui les enrichit et les ajuste par rapport aux obstacles du terrain. Exemples de projet portés par Kaléido’Scop : expérimentations sociales du Haut Commissariat à la Jeunesse, projet Ci’T Lycées avec la Région Centre.




Innovation sociale



Dans les processus d’innovation, nous suivons une démarche circulaire, ou plutôt en spirale : d’une nécessaire immersion (à travers des focus group, une observation participante, des enquêtes et entretiens), nous travaillons avec les instances de pilotage pour préciser des stratégies, nous animons des espaces de concertation et de créativité (facteurs de problématique partagée), pour identifier les divergences et les convergences possibles, afin d’aller vers l’élaboration de plans d’action stratégique. Et la démarche reprend, s’adaptant, consciente de l’évolution des paradigmes et des changements de contextes.

Pour animer sur des temps plus limités (1 à 4 jours) et avec des groupes allant de 10 à 100 personnes nous mobilisons un ensemble d’outils constitué tout au long de nos parcours respectifs.

Par exemple l’Atelier du Futur qui plus qu’un outil se propose comme un événement social et intrinsèquement politique. Animation initiée par Robert Jungk dans les années 70 en Allemagne, l’atelier du futur permet aux participants de réinventer le futur à leur échelle et de façon concrète. Trois temps distincts permettent de construire une réponse à la problématique choisie :

  • 1 Un premier temps d’état des lieux critique de la situation libère la parole et enrichit la problématique, dans l’acceptation des controverses.
  • 2 Un second temps d’utopie et de créativité, de recueil des idées des plus terre à terre aux plus imaginatives.
  • 3 Un troisième temps d’élaboration de scénarios et de maquettages, partant de la matière produite, allant du souhaitable au possible. C’est bien là qu’on se rend compte que certaines des idées les plus farfelues s’avèrent faisables et prometteuses...



RECHERCHE ACTION



Votre structure comme le territoire que vous investissez, sont riches de ressources humaines et d’initiatives que vous ne parvenez que difficilement à mobiliser ? Les bonnes idées existent, mais leur concrétisation ressemble à un parcours d’obstacles insurmontables ?

S’appuyer sur une démarche de recherche-action permet d’approfondir la connaissance d’un problème (situation, obstacles,…) et d’avancer en même temps dans la recherche de solutions communes. C’est aussi une démarche qui permet la production partagée de connaissances par et pour l’action. Pour nous, c’est créer les conditions optimales pour être et faire ensemble, en interne d’une équipe ou dans la construction de partenariats, en équilibrant le temps de la cohésion et de l’analyse avec le temps de la dynamisation de l’action.