Participation et débats citoyens

« La participation est une démarche avant d’être une solution. Elle permet de mener à bien un projet dans des environnements marqués par leur complexité et leur caractère incertain… »
« Nous considérons nos actions de conseils, de formations et d’accompagnement comme intrinsèquement porteuses de démarches participatives. »

Pour Kaléido’Scop,

…la participation fait sens quand elle permet aux individus de prendre une juste place dans la vie démocratique des organisations et des territoires. Espace de dialogue, elle donne sens à l’implication individuelle dans une entreprise collective.

…La participation apporte de l’efficacité aux projets. Impliquante, elle fait des salariés, citoyens, partenaires, clients ou bénéficiaires des acteurs. Mobilisatrice, elle produit de l’adhésion et de l’engagement au pluriel et dans la durée.

Nous intervenons de multiples manières (facilitateur, formateur, évaluateur…) et nous créons les conditions de l’émergence d’une intelligence collective au service des besoins et des finalités…

CONCERTATION CITOYENNE

Nous oeuvrons dans les champs de la participation citoyenne et de concertation en proposant des outils et un accompagnement global aux porteurs de projets. Notre objectif est de faire des dispositifs de participation un des éléments facilitant la construction et la mise en oeuvre d’une politique à tous les niveaux.

La concertation comme processus : l’innovation sociale facilité par des outils d’animation éprouvés

Notre approche pragmatique nous donne à penser que l’intelligence collective et territoriale se construit à travers la qualité des liens entre toutes les parties d’un projet : décideurs, experts, habitants, usagers, bénéficiaires,…. Plus efficace que le traditionnel enchaînement des enquêtes (de satisfaction…), l’expression des différents points de vue dans un espace animé rend sensible le projet, la politique en question. Les dispositifs de participation accroissent la pertinence du changement intrinsèque à toute démarche de projet et ont le potentiel de débloquer voire d’accélérer les points de blocages et oppositions réelles ou perçus.

La concertation comme finalité : renforcer la capacité de l’action publique

Notre approche des enjeux de la participation citoyenne

Nos expériences et nos interventions dans différents champs et avec des publics variés nous permettent d’identifier divers enjeux d’une stratégie d’animation de la démocratie participative :

- Permettre d’agir à différents niveaux d’échelles de temps et de territoires (quartiers, agglo, Région, etc) et d’acteurs (individus, associations, entreprises, …)
- Faciliter la co‐construction dans des espaces pluri‐acteurs
- Rapprocher les opportunités perçues comme lointaines (l’international p.ex) dans une action inscrite localement
- Créer du lien et des croisements entre les acteurs et les pratiques (décloisonner tant entre niveaux hiérarchiques qu’entre spécialisations ou culture métiers)
- Accompagner l’appropriation de la décision politique et de la construction de la cité dans un monde marqué par des enjeux socio-techniques complexes
- Combler l’écart créé par la démocratie représentative entre le politique et le profane et ouvrir de nouvelles formes d’engagement et de mobilisation des savoirs et des points de vue
- Contrecarrer les tendances de replis identitaires et les visions fatalistes face à l’avenir
- Favoriser un double processus d’apprentissage collectif et d’appropriation
-  Soutenir une forme différente de « citoyenneté » par la prise de parole, le dialogue, la proposition

Notre démarche

Nous ne nous positionnons pas comme des « experts » en participation mais bien comme des accompagnateurs/facilitateurs du débat public. Nos compétences en participation sont méthodologiques et centrés sur le processus avant d’être thématiques. Nous nous approprions le contexte et les enjeux du commanditaire.

Sans se prétendre « expert » nous regroupons néanmoins un savoir et une expertise basés principalement sur la complémentarité interne. L’équipe de Kaléido’Scop, multiforme dans son action et dans ses réflexions, regroupe une diversité de compétences complémentaires : praticiens de l’éducation non‐formelle et de la formation (tous‐champs / tous publics, français et européens), sociologues universitaires, acteurs et traducteurs, spécialistes de la fonction publique territoriale et des collectivités, spécialiste de la communication événementielle.

Nous conduisons et accompagnons en permanence expériences et expérimentations nouvelles qui nous permettent de nous adapter aux situations, appelant la production d’une intelligence collective (système d’intelligence partagée) reliée aux spécificités de chaque contexte rencontré. Nous nous appliquons à développer une capacité interne à travailler ensemble et externe en associant les compétences de partenaires référents.

Une nécessaire vigilance méthodologique La participation est de fait quelque chose de mouvant, d’expérimental, qui ne peut être figé par de la conceptualisation ou par une méthodologie, même éprouvée. Ce qui en fait sa nature, c’est la complexité et la diversité qui la caractérisent. La participation repose bien sur une forme de prise de risque, de questionnement permanent, de remise en cause de certitudes. Ce qui a marché une fois peut échouer dans un tout autre contexte, à un tout autre moment, avec un tout autre public. Cette nécessaire adaptabilité implique une vigilance constante, une culture du doute qui appelle une grande réactivité et un esprit d’innovation/ de proactivité en termes de coordination et d’outils d’animation et de compréhension des enjeux dynamiques. C’est à la fois un enjeu théorique et opérationnel. La participation citoyenne ne peut exister que par la multiplicité des dispositifs.

Un réseau et une habitude « d’aller voir ailleurs » pour plus de décentration

L’expérience internationale de Kaléido’Scop, ses réseaux variés nombreux en Europe, ses compétences en l’animation de dynamiques très diverses, nous ont permis d’identifier des bonnes pratiques de participation citoyenne, qu’il suffit d’activer, en imaginant des scénarios de rencontre/confrontation à « l’Autre », soit par l’accueil, soit par des visites d’études, avec une recherche et l’activation de financements européens, dédiés à la participation citoyenne (ex ; « L’Europe des Citoyens »,…)

Une gamme d’outils modulable

En fonction du contexte nous adaptons et réinventons nos outils éprouvés par ailleurs.

Comme l’ont si bien montré un certain nombre de chercheurs (p. ex Bruno Latour et Michel Callon) la participation se caractérise par son caractère « incertain ». Pour pouvoir traiter de cet espace, les outils utilisés ne sont pas anodins mais bien des choix qui vont créer des effets. Les quelques exemples qui suivent sont des méthodes et outils que nous avons expérimenté dans différents contextes et environnements, nous vous proposons de les revisiter en fonction des publics cibles, du projet (temporalités, envergure,..) et des objectifs opérationnels.

1‐ ATELIER DU FUTUR‐ Réinventer le futur, concrètement !

L’ « atelier du futur » est une méthode d’animation où tous les participants ont l’opportunité de s’exprimer sur un problème donné. Pour Robert Jungk à l’initiative de cette méthode, il s’agissait bien de réinventer le futur et cela à une échelle locale et concrète (d’abord utilisé dans l’aménagement des quartiers).

Trois temps distincts permettront d’envisager collectivement des pistes d’amélioration pour répondre de manière coordonnée, au sein des instances participatives, à la question choisie. (projet d’entreprise, une priorité pédagogique, un projet de réaménagement, un projet d’échange international)

Un premier temps visera à faire un état des lieux critique de la situation, en laissant émerger les différents points de vue et opinions. Un second temps d’utopie visera à libérer l’imagination et la parole des participants pour partager des réponses qui participeraient à améliorer cette problématique collectivement. Les réponses qu’on pourrait qualifier de « non réalistes » auront toute leur place dans cette phase.

La force même de cette méthode se situe dans cette dynamique car c’est en se donnant la possibilité de penser « sans contrainte » que les idées les plus novatrices ‐ parfois impensables ‐ naissent et s’avèrent in fine tout à fait réaliste et réalisable.

L’objectif est qu’en fin de journée, après trois étapes de travail, soit produite une vision commune, avec des projets très concrets et un mode d’organisation adapté aux besoins et contraintes de chaque participant. Enfin, un troisième temps permettra d’élaborer des actions concrètes et réalisables à partir de la matière construite dans les deux premiers.

Mise en pratique :
- Animation d’un atelier du futur en interne avec une équipe spécifique ou en transversal ( de 1 à 3 jours)
- Animation d’un atelier du futur dans le cadre d’un évènement avec un public important (jusqu’à300 personnes, sur 1 à 2 jours)

2 ‐ FORUM OUVERT CIRCULANT ou « la foire au mieux faire »

De nombreux événements (colloques, rencontres, séminaires d’entreprises, assises, réunions publiques, journées de rentrée, … ) s’avèrent pour les participants souvent concluants parce qu’ils y ont rencontré des pairs ou personnes ressources voire qu’ils y ont attrapé des idées ou noué des partenariats dans les moments les plus informels (pauses, déjeuners…). Et cela arrive sans qu’il y ait à douter de la qualité des intervenants ou animateurs dans les sessions plus formels. La méthode du forum ouvert permet d’inverser la question de l’implication et de la participation e (à partir de 30 participants) en partant ‐ des motivations des participants. En réalité, professionnels de tous horizons prennent part à des événements parce qu’ils cherchent à rencontrer des personnes ou à prendre des idées bien précises et à développer leur réseau en général ‐ de leurs ressources, chacun des participants a – nous en sommes convaincus – quelque chose à partager : un questionnement, une idée, un contenu technique d’une bonne pratique, une solutions simple. Autrement dit, les uns apportent ce que d’autres cherchent. Trop souvent encore cette richesse est recalés à l’espace d’un question – réponse avec les intervenants légitimes.

La démarche :

1 – Clarification du cadre, des lois et principes des espaces (découlant du principe de pollinisation et de mobilité, les participants étant autonomes dans leurs déplacements, récoltent, transportant et diffusant leurs savoirs et questionnements…) 2 – Construction d’un agenda collectif pluri espaces : les participants proposent des sujets (sans qu’ils aient à proposer un contenu) 3 – Temps d’ateliers dans les différents espaces selon ce qui est proposé. Un lieu central (place du marché) animé permet aux participants de s’informer sur l’offre voire de l’enrichir

3- FOCUS GROUP

Description : Un focus‐groupe est une méthode d’évaluation participante qui consiste à rassembler des personnes, identifiés comme étant de même typologie (tous citoyens, tous habitants, tous experts d’une question,…) sur une thématique commune, lancée de diverses manières (ex. par un petit outil de diagnostic, une simple phrase polémique, une cartographie d’acteurs,…). Le facilitateur se contente de distribuer la parole qui doit s’exprimer librement dans un temps limité. L’ensemble de ce qui est dit/échangé est pris en note et restitué, après une validation par le groupe.

Mise en pratique : Cet outil peut être utilisé avec les différentes parties prenantes pour évaluer, diagnostiquer la démarche en cours. Il permet de manière très libre de récolter une information/expression sur une thématique ciblée. De la même manière, il peut être proposé à un groupe de citoyens d’une même typologie (entrepreneurs, associatifs, citoyens ….), pour récolter leur avis sur une question précise, un projet en cours, leur perception d’un jeu d’acteurs que l’on pourrait cartographier,…

4‐ OUTIL DE DIAGNOSTIC : AFOM

Description : l’AFOM est un outil de diagnostic partagé (issu des projets européens), basé sur une matrice : Atouts, Faiblesses, Opportunités, Menaces. Il permet d’identifier les influences externes ou internes d’un projet, d’une stratégie, d’une politique,…et ainsi les leviers sur lesquels il faut agir, tout en tenant compte d’un contexte particulier.

Mise en pratique : Cet outil est parfaitement bien adaptée à une phase de diagnostic préalable, qu’il faudrait avoir avec l’ensemble des parties prenantes de la démarche de démocratie participative , afin d’identifier les enjeux sur lesquels il faudrait travailler. Outil mobilisable en phase de préparation et de co‐construction, qui peut être consolidé par un travail d’évaluation participante « regard en cours ». S’il devait être utilisé dans la phase d’animation avec les citoyens (pour évaluer un projet, un dispositif, une stratégie), il est préconisé pour un public issu des mondes professionnels, associatifs, représentant une organisation.

5- ATELIERS INTEDISCIPLINAIRES / inter‐métiers / inter‐hiérarchiques

Description : Traiter les problématiques, élaborer des visions au‐delà des cloisonnements de services et/ou métiers, telle est l’idée de ces ateliers. Le facilitateur s’appuie sur sa capacité d’écoute et des outils d’animation pour accompagner le groupe vers l’objectif avisé (partager un diagnostic, concrétiser un idée de projet, redéfinir ou investir une stratégie… ) Valoriser la diversité des pratiques et des postures subdivisons pour laisser place dans ce cadre aux binômes, trinômes, groupes, se jouant des barrières, des discours normés et des revendications en expertise.

Mise en pratique : Comme son nom l’indique, cette méthode est basée sur l’idée du pluri‐acteurs. Elle est donc mobilisable dans toutes les phases d’animation, de visites in‐situ, de réunions publiques. Le lancement d’un atelier de ce type doit créer de la confiance et de l’envie de sortir de son cadre habituel. Utilisé pour déconstruire l’idée d’experts, pour créer de l’empathie. En fonction du contexte, on peut imaginer pousser la méthode un peu plus loin, par exemple en demandant aux membres de ce petit groupe de prendre la place/position de son interlocuteur (ex. le citoyen devient l’élu, l’élu devient le technicien, l’entrepreneur devient l’associatif). On peut aussi imaginer appliquer cette démarche dans un moment de construction auprès des différents services.



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