IRMISE

Micropolluants dans l'eau
2015

Cette étude sur les résidus médicamenteux dans l’eau engagée par le SM3A et ses partenaires s’est déroulée en trois phases

Phase 1 : connaissance du territoire, du contexte et des enjeux Cette première phase de l’étude stratégique a permis de bien comprendre le contexte et de poser les enjeux au regard du territoire, notamment dans le cadre transfrontalier. C’est ainsi que nous avons étudié en parallèle : les aspects réglementaires ; la situation propre au territoire du point de vue de l’eau et des milieux aquatiques, dans son état actuel et dans ses perspectives d’évolution, ainsi que des pressions auxquelles il est soumis ; les études et projets en cours et terminés, traitant de l’eau et des micropolluants, sur le territoire et à proximité.

Phase 2 : Enquête de perception de la problématique et identification des moteurs de changement L’enquête de perception a permis de mieux comprendre comment sont perçus cinq grands enjeux : 1. le cycle de l’eau dans sa globalité . Comprendre "comment circule l’eau sur le territoire d’étude". 2 . la compréhension du contexte transfrontalier en matière de micropolluants d’origine médicamenteuse en analysant la manière dont les principes sont déclinés sur le terrain. 3. les évolutions à venir, celles du territoire et les pressions qui vont en découler. 4. le dialogue avec la population face à cette question qui peut apparaître comme anxiogène : le problème est-il identifié ? Est-il vécu comme une source de risque ? A quel niveau ce risque est-il accepté ? Le lien est-il fait entre les comportements individuels et les enjeux collectifs ? Dans quelle mesure la population dans son ensemble, mais aussi par segment (grand public, professionnels de la santé, de l’eau, société civile, monde associatif) est-elle prête à faire évoluer ses pratiques pour ramener le risque perçu à un niveau acceptable ? 5. des pistes d’actions à partir des leviers identifiés pour limiter la présence de résidus médicamenteux dans les milieux naturels.

Phase 3 : Proposition de scénarios Les deux premières phases de l’étude stratégique du projet IRMISE ont permis de bien comprendre et de s’approprier le contexte global et le contexte local. Elles ont permis de mesurer la perception que les habitants, mais surtout les professionnels de l’eau et de la santé, ainsi que les décideurs locaux formulent quant à la présence de micropolluants dans l’eau, et notamment de substances médicamenteuses. Elles conduisent également à identifier les capacités d’évolution des attitudes et des comportements face à cette question, ainsi que tous les autres leviers d’action envisageables, préventifs ou curatifs, pour atteindre l’objectif général que tout gestionnaire doit se fixer : limiter, voire éradiquer la présence de micropolluants dans les milieux aquatiques quels qu’ils soient. Au delà c’est bien la mise en œuvre du principe de précaution avec toutes ces conséquences qui a été interrogé.

Pour en savoir plus : 1/ Synthèse de l’étude http://www.graie.org/Sipibel/public...

2/ Rapport de phase 3 : proposition de scénarios