Sylvain Abrial s.abrial@kaleido-scop.eu
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Issu de l’animation socio-culturelle (DEFA et Master II « politiques sociales et développement territorial), j’ai travaillé pendant 15 ans dans le champ des programmes européens d’éducation non formelle, comme animateur de groupes internationaux puis comme formateur sur différentes thématiques, au sein d’équipes internationales. Co-fondateur de Kaléido’Scop en novembre 2006, actuel co-gérant de l’entreprise, mes différents métiers m’ont conduit, entre autres, à :
- Animer/coordonner des équipes internationales et des réseaux d’organisations, dont la diversité (inter-culturelle et interprofessionnelle) est la spécificité.
- Accompagner des collectivités territoriales dans la mise en place de stratégies de développement local et international, par l’animation d’un réseau d’acteurs.
- Mettre en place et animer des démarches de concertation citoyenne avec différents publics (experts, habitants, jeunes,…)
- Animer des sessions de formations en français, anglais ou allemand sur les thématiques de l’éducation non formelle, la gestion de la diversité culturelle mais aussi sur le travail en réseau de coopération, la gestion de projets,...
- Evaluer des dispositifs d’expérimentation sociale, liés en particulier à la mobilité internationale et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi.

Du local à l’international, mes interventions dans des espaces divers m’ont permis de me confronter aux thématiques de la diversité culturelle, de l’altérité et de la différence, en travaillant sur les processus qui permettent de travailler dans la diversité, au delà des divergences de points de vue et de représentations (interculturelles, inter-générationnelles, inter-institutionnelles).


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ISSE : L’ESS au cœur de l’Europe Retour sur un projet de deux ans

Posté par Sylvain ABRIAL • 13 février

De 2014 à 2016, Kaléido’Scop s’est engagé dans un partenariat stratégique européen Erasmus Plus. Avec 8 autres partenaires de 5 pays au total (Espagne, Italie, Grèce, Royaume-Uni, France), nous avons donné naissance au projet ISSE (Initiatives for a Social and Solidarity Economy).

Au niveau local, à Saint-Etienne, Kaléido’Scop a décidé de s’associer à l’Université Jean Monnet, qui développe plusieurs parcours de formation sur l’ESS (Licence professionnelle pour coordinateurs de projets dans l’Economie Sociale et Solidaire, Master Gestion des Organisation de l’ESS) et la MIFE Loire Sud qui a notamment en charge l’animation du réseau des acteurs de l’ESS, dans le cadre du dispositif PROCESS (Programme de Coopération dans l’ESS) de Saint-Etienne Métropole. Une coopération fructueuse encore aujourd’hui.

Acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, convaincus qu’elle représente un nouvel élan pour le développement des initiatives à la fois citoyennes, démocratiques, écologiques et économiques, nous avons entrepris de comprendre ce qui en fait la substance sur nos différents territoires européens, de construire une vision partagée, de produire des outils permettant à de jeunes entrepreneurs de se lancer dans l’aventure de l’ESS, d’échanger sur les pratiques.

L’objectif assumé d’un tel projet part d’une forme de militance que nous partageons à la fois avec nos partenaires locaux qu’Européens : il est grand temps de sensibiliser le plus grand nombre à cette nouvelle forme d’économie plus collaborative, qui replace l’humain au cœur du développement, qui défend l’idée d’une gouvernance démocratique ou le processus de décision est horizontale ou les hiérarchies sont bousculées au profit d’un leadership porteur de sens.
Afin d’être concrets, nous avons décidé que ce projet devait produire des outils immédiatement mobilisables :

  • - Une recherche sur l’état des lieux de l’ESS dans les 5 pays, alimentée à partir d’initiatives concrètes et d’acteurs rencontrés sur nos territoires ;
  • - Un portfolio de compétences en ESS, permettant de se situer dans l’ensemble du paysage ESS, s’appuyant sur 10 profils types rencontrés en Europe ;
  • - Un manuel de formation, avec 90 possibilités de modules et des activités favorisant la pédagogie active, permettant de construire des parcours de formation à la carte ;
  • - Un serious-game, jeu vidéo dans lequel vous pourrez vous essayer à conduire un projet ESS, en choisissant une équipe, en investissant sur ce qui fait la valeur humaine, sociétale, économique et environnementale de votre action.

  • Toutes ces productions sont libres de droit, à disposition sur le site ISSE.


Afin de valoriser l’ensemble du projet et d’aller plus loin dans la réflexion, nous avons accueilli à Saint-Etienne l’événement final de ISSE, du 24 au 27 novembre 2016. 40 participants issus des 5 pays se sont réunis pour tester les outils, pour débattre des enjeux de l’ESS dans leurs pays respectifs et pour valoriser les résultats du projet. L’évènement a été soutenu par la Région Rhône-Alpes Auvergne et Saint-Etienne Métropole .

Nous avons proposé une table ronde, à laquelle 80 personnes ont participé : Quelles différence entre ESS et économie collaborative ? en quoi l’économie féministe est-elle une forme d’ESS ? Quelle est la dimension vraiment sociale dans l’ESS ? Quels liens entre l’ESS et les politiques publiques ?... autant de questions que nous nous sommes posées et dont nous avons débattu.

L’événement ISSE était aussi l’occasion de faire des liens avec le salon Tatou Juste, salon des alternatives heureuses, sur lequel nous avons occupé et animé un stand , avec l’ensemble des participants européens : valorisation des outils ISSE, animation de débats radiophoniques , présentation d’activités pédagogiques sur l’ESS,… l’occasion de rencontrer le grand public sur un salon où transitent près de 8000 visiteurs !

Ce qu’il nous reste de tout ça :

  • - Une impression que l’ESS contribue à ré-enchanter le monde.
  • - Une conviction que l’Europe peut aider à relier les initiatives dans l’esprit d’un réseau transnational.
  • - Des outils concrets pour soutenir de jeunes entrepreneurs, des « activateurs d’initiatives » qui cherchent à inscrire leur engagement dans la durée.
  • - La volonté de faire reconnaître l’ESS comme une nouvelle forme d’économie, qui ne doit plus s’opposer à une économie dite « traditionnelle » mais qui est complémentaire, qui peut irriguer au-delà d’un entre-soi.
  • - Une envie d’aller plus loin, en mettant à profit les outils existants et avec déjà de nouvelles idées de projets locaux et internationaux !
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