Sylvain Abrial s.abrial@kaleido-scop.eu
0680479592

PDF - 481.7 ko

Issu de l’animation socio-culturelle (DEFA et Master II « politiques sociales et développement territorial), j’ai travaillé pendant 15 ans dans le champ des programmes européens d’éducation non formelle, comme animateur de groupes internationaux puis comme formateur sur différentes thématiques, au sein d’équipes internationales. Co-fondateur de Kaléido’Scop en novembre 2006, actuel co-gérant de l’entreprise, mes différents métiers m’ont conduit, entre autres, à :
- Animer/coordonner des équipes internationales et des réseaux d’organisations, dont la diversité (inter-culturelle et interprofessionnelle) est la spécificité.
- Accompagner des collectivités territoriales dans la mise en place de stratégies de développement local et international, par l’animation d’un réseau d’acteurs.
- Mettre en place et animer des démarches de concertation citoyenne avec différents publics (experts, habitants, jeunes,…)
- Animer des sessions de formations en français, anglais ou allemand sur les thématiques de l’éducation non formelle, la gestion de la diversité culturelle mais aussi sur le travail en réseau de coopération, la gestion de projets,...
- Evaluer des dispositifs d’expérimentation sociale, liés en particulier à la mobilité internationale et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi.

Du local à l’international, mes interventions dans des espaces divers m’ont permis de me confronter aux thématiques de la diversité culturelle, de l’altérité et de la différence, en travaillant sur les processus qui permettent de travailler dans la diversité, au delà des divergences de points de vue et de représentations (interculturelles, inter-générationnelles, inter-institutionnelles).


- ARCHIVES -


Je, tu, il, nous...sommes Charlie

Posté par Sylvain ABRIAL • Janvier 2015

Voilà quelques temps que je n’avais investi cet espace de parole individuelle au sein du collectif qu’est mon blog Kaleido’Scop. Peut-être attendais-je d’avoir quelque chose à dire…(pourtant j’ai l’impression de toujours trouver des sujets de discussion avec les uns ou les autres), peut-être manquais-je de temps…(très probablement), peut-être fallait-il quelque chose qui réveille mon envie « d’être moi dans un nous » et là je crois que je touche au but.
Le 7 janvier 2015 et les jours qui ont suivi se passait ce cataclysme que nous connaissons tous. Il a réveillé chez moi, comme chez beaucoup d’entre nous, une diversité d’émotions, de prises de conscience, d’analyses et d’envies d’agir que je n’ai pas encore réussi à formaliser.
Alors essayons ici d’adopter une posture kaléido’scopique, de poser un outil qui facilite ma réflexion, la technique du débriefing en 3 étapes : 1.Ressentis / 2.Analyse / 3.Pistes d’action, recommandations

Je me suis senti tour à tour…

  • Interloqué.
  • Impuissant.
  • Effondré.
  • Triste à en pleurer.
  • En colère à en crier.
  • Solidaire de mes concitoyens.
  • Dans le doute.
  • Démuni.
  • Motivé à agir.

Mon analyse est que…

  • On peut rire de tout mais pas avec tout le monde.
  • La liberté d’expression est un bien précieux mais pas universel.
  • La laïcité peut être prise pour un nouveau dogme.
  • Le « vivre ensemble » ne peut pas être une simple injonction.
  • Il ne faut pas attendre que l’Autre devienne inaccessible pour se confronter à sa différence.

Mes pistes d’actions, mes recommandations…

  • Installons un dialogue bienveillant à tous les niveaux de la société, dans tous les champs.
  • Structurons-le pour qu’il permette de faire exister de manière constructive controverses et divergences.
  • Permettons ensuite qu’il identifie ce qui fait commun, ce qui relie.
  • Accompagnons la construction collective de nouvelles manières d’agir et de penser.
  • Bouleversons les codes établis, assouplissons les structures institutionnelles qui érigent des murs d’incompréhensions.
  • Accueillons tout ce qui permet à l’humain de s’émanciper et de reprendre sa place dans un système, dans une organisation, dans une société qui lui dicterait ce qu’il est bon de faire ou de penser.
  • Continuons à penser que chaque micro-action compte, que chaque situation de dialogue créée, quelque soit son champ d’intervention, est contributrice d’un dessein plus grand.

C’est aussi pour ça que je crois en Kaléido’Scop comme accompagnateur du changement, alors continuons le combat !

+ Ajouter un commentaire