Sylvain Abrial s.abrial@kaleido-scop.eu
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Issu de l’animation socio-culturelle (DEFA et Master II « politiques sociales et développement territorial), j’ai travaillé pendant 15 ans dans le champ des programmes européens d’éducation non formelle, comme animateur de groupes internationaux puis comme formateur sur différentes thématiques, au sein d’équipes internationales. Co-fondateur de Kaléido’Scop en novembre 2006, actuel co-gérant de l’entreprise, mes différents métiers m’ont conduit, entre autres, à :
- Animer/coordonner des équipes internationales et des réseaux d’organisations, dont la diversité (inter-culturelle et interprofessionnelle) est la spécificité.
- Accompagner des collectivités territoriales dans la mise en place de stratégies de développement local et international, par l’animation d’un réseau d’acteurs.
- Mettre en place et animer des démarches de concertation citoyenne avec différents publics (experts, habitants, jeunes,…)
- Animer des sessions de formations en français, anglais ou allemand sur les thématiques de l’éducation non formelle, la gestion de la diversité culturelle mais aussi sur le travail en réseau de coopération, la gestion de projets,...
- Evaluer des dispositifs d’expérimentation sociale, liés en particulier à la mobilité internationale et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi.

Du local à l’international, mes interventions dans des espaces divers m’ont permis de me confronter aux thématiques de la diversité culturelle, de l’altérité et de la différence, en travaillant sur les processus qui permettent de travailler dans la diversité, au delà des divergences de points de vue et de représentations (interculturelles, inter-générationnelles, inter-institutionnelles).


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Post’ure et Post’its

Posté par Sylvain ABRIAL • Avril 2013

Ceux qui connaissent Kaléido’Scop, ceux qui ont travaillé avec nous pourront facilement reconnaitre quelques signes emblématiques, pour ne pas dire quelques "totems" kaléido’scopiques. Le post’it en est sûrement un. Il ne nous appartient pas, il ne nous représente pas dans notre exhaustivité mais il faut reconnaitre qu’il s’apparente à certains outils, certaines méthodologies que nous mettons en oeuvre pour favoriser l’intelligence collective. 1) Décrié, souvent par sa faible capacité en tant que support d’écriture, par son injonction à résumer une pensée en "mots-clés" ou en "slogans", 2) renvoyé à son statut d’objet coloré, fun et donc "peu sérieux", étiqueté comme un support de créativité sans finalité au détriment du contenu, 3) il est aussi vu comme une opportunité d’évasion dans des réunions ennuyeuses, comme une petite révolution colorée et méthodologique, comme l’ultime outil de subversion dans des arènes technico-institutionnelles ! _

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Loin de moi l’idée de réhabiliter le post-it en tant qu’objet, il s’agit quand même de faire le point sur un certain nombre de postulats méthodologiques auxquels nous croyons "bec et ongle" :

1. Il existe des post’its géants (bien qu’un peu chers...) : Quand nous demandons à un groupe ou à un individu d’exprimer "une idée, un post’it", nous lui donnons pour consigne d’aller à l’essentiel, à faire l’effort de synthèse. Ce ne pourra être que l’aboutissement ou le démarrage d’une réflexion et d’une confrontation plus approfondie avec la matière traitée.
2. Les post’its, ce sont des formes et des couleurs  ! Un peu comme Kaléido’Scop, manier fond et formes, matière sérieuse mais forme décalée, impertinence mais production d’intelligence collective, contextes ou thématiques structurantes mais créativité salvatrice,...
3. Les post’its ne sont que des fenêtres qui peuvent aussi rester fermées : Sans une approche pédagogique assumée et rigoureuse, sans une appropriation accompagnée et un sens partagé par tous, l’outil n’est que matière morte. La subversion n’est pas toujours productrice de sens.

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Aucune méthode, aucun outil, aucun signe de créativité n’a d’intérêt intrinsèque, seule l’articulation entre fond, sens, contenu & forme, outil, méthodologie & savoir-être, savoir-faire peuvent devenir une bonne recette. "Peuvent " parce que le dernier ingrédient est celui des "convives", celui de la capacité du groupe et du contexte à accueillir le changement de pratiques...

En synthèse et en mots-clés (sur post-it) :

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