Emmanuelle Gallot-Delamézière

Consultante en urbanisme durable et participatif e.gallot@kaleido-scop.eu
06 81 91 96 23

Géographe-Urbaniste au profil hybride, mon parcours professionnel se situe au croisement entre enseignement/recherche et étude/conseil autour des questions et enjeux de la compréhension et de la mise en oeuvre d’un urbanisme durable et partagé.

Mes motivations sont d’observer, comprendre, accompagner, anticiper les besoins et évolutions de la société urbaine et de proposer des solutions légères (prototypage) et innovantes, soutenables et partagées. Je travaille souvent en équipe pluridisciplinaire (design, communication, sociologie, économie, environnement …) afin d’enrichir le processus de réflexion qui se créé autour d’un projet mais aussi afin de mobiliser des méthodologies aptes à répondre à ses enjeux. La fabrique d’intelligence collective est devenue une des lignes fortes de mes interventions en mobilisant des pratiques collaboratives originales.

Dans le cadre de mon activité de consultante, je me mets au service des collectivités territoriales sur des projets qui visent notamment à rapprocher la collectivité de l’habitant-usager et a travailler sur l espace sensible. J’interviens aussi bien sur des travaux de diagnostic, d’étude que sur de l’expertise ou de l’aide à la décision. J’enseigne également dans des cursus de formation initiale (ENTPE) ou de formation continue (CVRH).


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Une autre manière de prendre en compte l’expertise d’usage autour des espaces ouverts : lancement de l’étude sociotopes à Saint Etienne

Posté par Emmanuelle Gallot-Delamézière • Novembre 2015

Développée à la fin des années 1990 par la ville de Stockholm dans un contexte de tensions autour des projets de densification urbaine, la méthodologie des sociotopes vise à comprendre la manière dont les espaces ouverts (espaces publics ou privés, ayant un caractère naturel -jardins, parcs, espaces de nature...- ou aménagé - places, quais...) sont appréhendés, perçus et pratiqués par les usagers dans une culture déterminée. Pour ce faire elle mobilise des outils classiques du projet d’aménagement (diagnostic...) comme des outils empruntés à la sociologie (enquête d’opinion in situ) ou à la géographie (cartographie)...

L’objectif final de cette démarche est d’obtenir une cartographie des sociotopes permettant de mettre en relief la nature des usages (atouts/faiblesses/améliorations) et la réalité des besoins en matière « d’espaces verts ». Une carte constituant une aide à la décision, ajustée aux attentes exprimées par les usagers, venant nourrir la vision politique en matière d’aménagement et de planification. Une prise en compte de l’expertise d’usage qui permet de considérer tout à la fois la valeur écologique, sociale et culturelle de ces espaces et d’atténuer les conflits potentiels autour de leur aménagement en ouvrant un espace de dialogue entre habitants, usagers et aménageurs.

La méthode des sociotopes s’inscrit bien évidemment en phase avec notre conception d’une ville perçue, non pas exclusivement comme une production logique conçue par des experts, mais aussi comme une production sensible, fruit des pratiques et perceptions individuelles et collectives des habitants et des usagers. Dans ce cadre investir les usages et attentes qui se jouent autour des espaces ouverts apparaît stratégique dans un contexte où la demande sociale dans les villes en espaces verts et récréatifs va grandissante. Des espaces qui apparaissent tout à la fois comme des espaces d’aménités urbaines travaillant de l’amélioration du cadre de vie et de la vie sociale mais aussi éléments de valorisation urbaine et vecteurs d’attractivité résidentielle.

L’étude lancée sur le territoire stéphanois avec un groupe d’élèves de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, à l’initiative d’epures, va porter sur les abords de la future troisième ligne de tramway T3. Résultats de cette étude au printemps 2016.

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